Babylonia Kiss

Info

Titre :
Babylonia Kiss
Cycle :
Dog-tricks [3]
Genre :
Duo
Date de création :
2003
Durée :
50'
MISE EN SCENE & CHOREGRAPHIE
Mauro Paccagnella
DANCE & INTERPRETATION
Alessandro Bernardeschi (I) and Mauro Paccagnella (I)
MUSIQUE ORIGINALE
Didier Casamitjana (F)
CREATION LUMIERE
Florence Richard (F)
PRODUCTION
Wooshing Machine
COPRODUCTION
Festival Bellone Brigittines, Charleroi Danses
Jeu épique de poursuites, de blasphèmes et de séductions, où l'homme, la femme et leur sexualité ne sont que de glissements audacieux d'une même identité en quête de repères.

Et la tour, lieu hérétique ou bastion de frontière, n'est qu'un désir irréfrénable et impétueux d'éternité, qui ne craint pas le jugement des Dieux. 
Dés juin 2001 à décembre 2002 Mauro Paccagnella organise un espace laboratoire intitulé Dog-tricks auquel il invite une dizaine d'artistes, chorégraphes, danseurs, musiciens, vidéo-artistes, plasticiens.
Permis eux, Alessandro Bernardeschi, avec qui Mauro a déjà collaboré au sein des travaux d'autres chorégraphes, tels que Caterina Sagna et Karine Ponties, et à qui il propose de traverser ce temps de recherche au sein d'une forme théâtrale.

Une chambre imaginaire, appelée tantôt chambre du désir, tantôt chambre de l'exile, devient le lieu de projection de leurs imaginaires.
Ce dessine une danse en contrepoint, une sorte de tango désespéré de deux hommes qui nous livrent leurs questions et leurs errances, leurs fantasmes, en créant deux personnages qui ne semblent n'avoir rien de commun, et qui ne peuvent pourtant exister que dans la présence de l'autre, le regard de l'autre.

Voyage au creux de l'identité pour Mauro, qui nous plonge dans une forme d'errance, une quête infinie de soi-même, une sorte de vertige, où la confrontation de ses désirs, de ses émotions, se heurte à l'héritage, ce qui a été transmis, les codes et règles d'une culture italienne tentée de moralisme religieux.

Qu'est qu'être homme, père ?
Comment raconter à sa fille l'histoire de Pinocchio, histoire de l'interdit et de la répression du désir, sans finir dans le pré vert du Pays de Merveilles et permettre à Pinocchio d'y rencontrer Alice cachée dans un arbre creux, d'en être fou de désir et de pourtant rester coincé à l'entrée de l'arbre et d'avoir un nez qui n'en finit pas de s'allonger...
Trajectoire en forme de spirale, éternel recommencement, solitude d'autant plus profonde qu'elle est confrontée à la présence de Janet Marosca, personnage créé par Alessandro Bernardeschi.
Janet Marosca est à la croisée de chemins du Teatro in Delirio du Cassero Gay Band and Ballet, de la Bologna des années quatre-vingt, qui remplacèrent les Olimlpyades par les Sodomiades (les épreuves étant le « lancé des sacs à main » ou celui de « fume cigarette »...), d'une Anna Magnani interprétant « Mamma Roma », d'un Copi, ou encore des stars du « Sunset Boulevard » des années trente, tels que Gloria Swanson.

Provocante, vulgaire, vociférante, douée d'un sens d'autodérision irrésistible, Jante Marosca permet à Alessandro Bernardeschi de dénoncer toutes formes de dogmatismes moraux, religieux ou politiques, de défier la Mort et les Dieux, de faire la « nique » aux tabous qui nous tiennent pieds et poings liés. Mais la féminité de Janet Marosca, malgré tous les défis lancés, permet de toucher à la vulnérabilité de nos êtres, à notre incontournable finitude.

Mauro Paccagnella et Alessandro Bernardeschi ouvrent un espace polyphonique et poétique, dans lequel résonne l'état de nos désirs, de nos peurs, de nos rêves, de nos oublis, où résonne la difficile accession à l'age d'homme tant le passé est présent et la mort certaine. Babylonia kiss
Marion Gizard
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Vidéo

Dates de tournée

10/11/2005 - Ikonoklaste Tanzfest - Wuppertal (D)
17,18,19/10/2003 - Teatri di Vita - Bologna (I)
26,27/08/2003 - Festival Bellone Brigittines - Bruxelles (B)
3/12/2002 - Festival Periscopio 2002 - Abano Terme (I) (avant-première)

Revue de presse

PRESSE BABYLONIA KISS
Mauro Paccagnella et Alessandro Bernardeschi composent un duo délicieux de divas décadentes. Travestissements, gags, retournements, pas-de-deux devenant batailles, monologues aux mots mâchés, langueur et hystérie, tout cela interroge l'héritage des usages, les émotions et leurs carcans. Ça vacille jusqu'au délire, émouvant et hilarant. 
– Marie Baudet – La libre Belgique – 3/09/2003
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Fiche Technique

a Babylonia Kiss